Cette épreuve donne lieu à deux situations d’évaluation organisées au cours de la dernière année de formation conduisant à la délivrance du diplôme. Une des deux situations consiste en une évaluation écrite commune, sur table (situation A) ; l’autre consiste en une interrogation orale individuelle (situation B).
Le calendrier de ces deux évaluations est établi par le chef d’établissement (ou du centre de formation dans le cas d’un CFA habilité à pratiquer le CCF) après consultation des enseignants concernés.
Les deux situations peuvent être organisées le même jour ou à des dates différentes. L’ordre d’organisation est laissé à l’appréciation et à l’initiative des équipes, la situation B pouvant avoir lieu antérieurement à la situation A.
Situation A : épreuve écrite commune
- compétences évaluées : compréhension de l’oral, compréhension de l’écrit et expression écrite ;
- niveau attendu en référence à l’échelle de niveaux du CECRL : A2 ;
- durée : une heure, sans préparation ; partie 1 : dix minutes maximum ; partie 2 et partie 3 : 25 minutes maximum chacune.
L’évaluation est conduite par les professeurs et/ou les formateurs enseignant les langues concernées dans l’établissement quelles que soient les classes ou groupes d’élèves qui leur sont confiés.
La thématique du document relève de l’utilisation de la langue vivante dans les situations et les actes de la vie quotidienne, personnelle, sociale et citoyenne ou professionnelle.
Déroulement
Les candidats se voient proposer trois écoutes successives du document, espacées d’une minute. Avant la première de ces trois écoutes, un questionnaire à choix multiple (QCM) est mis à leur disposition et ils en prennent connaissance. Ce QCM, qui comporte un maximum de huit items, vise à évaluer leur degré de compréhension du message oral. Il est rédigé en français, à l’exception du titre du document, qui figure en tête du questionnaire et est fourni dans la langue vivante étrangère. Au cours des trois écoutes, les candidats sont libres de prendre ou de ne pas prendre de notes, de répondre directement au questionnaire ou d’y répondre à l’issue de la troisième écoute.
Ce document écrit – dont la thématique, le sujet ou l’objet ont un lien avec ceux du support de la partie 1 – a trait lui aussi à l’utilisation de la langue vivante étrangère dans les situations et les actes de la vie quotidienne, personnelle, sociale et citoyenne ou professionnelle. Il est ancré dans la réalité du ou des pays de la langue concernée et peut relever de genres différents : publicité, extrait d’article de presse ou d’œuvre littéraire, petite(s) annonce(s), courrier de nature professionnelle, notice, mode d’emploi, etc. Il peut être informatif, descriptif, ou narratif ; il peut comporter du dialogue. Il est authentique (au sens technique du terme), c’est-à-dire non élaboré ou adapté à des fins d’enseignement. Il peut être illustré par un élément iconographique (photographie, dessin, schéma, graphique, etc.). S’il est lié à un secteur d’activité professionnelle, il ne présente pas un caractère excessif de spécialisation.
Déroulement
Les candidats disposent de 25 minutes maximum pour prendre connaissance du document et répondre, par écrit et en français, à des questions graduées (du général au particulier) dont le nombre ne dépasse pas six. Libellées en français, ces questions visent à évaluer chez le candidat son degré de compréhension du document.
- soit une réponse à une question présentant un lien avec le thème des documents qui ont fait l’objet de la compréhension de l’oral et de la compréhension de l’écrit ;
- soit une réponse à un bref message écrit en langue vivante étrangère (carte postale, lettre, courriel, SMS, commentaire de lecteur, avis d’usager ou de consommateur, etc.) dont l’origine et le contexte sont brièvement présentés en français.
Les deux sujets ne peuvent pas relever du même contexte d’utilisation de la langue. Si le premier sujet a trait aux situations et aux actes de la vie quotidienne, personnelle, sociale et citoyenne, le second sujet doit se rapporter aux situations et actes de la vie professionnelle et inversement.
Déroulement
Les candidats disposent de 25 minutes maximum pour prendre connaissance des deux sujets, choisir celui à partir duquel ils souhaitent s’exprimer et rédiger, en langue vivante étrangère, un texte dont la longueur minimale attendue se situe entre 60 et 80 mots.
Situation B : épreuve orale individuelle
- compétences évaluées : expression orale en continu, expression orale en interaction ;
- niveau attendu en référence à l’échelle de niveaux du CECRL : A2 ;
- durée : six minutes, partie 1 et partie 2 : trois minutes maximum chacune.
L’évaluation est conduite par les professeurs et/ou les formateurs enseignant les langues concernées dans l’établissement, quelles que soient les classes ou groupes d’élèves qui leur sont confiés. Elle peut être organisée de manière à ce que les professeurs n’évaluent pas leurs élèves de l’année en cours.
- soit d’un travail, d’un projet, d’un produit ou d’un service dont la réalisation, dans le cadre des enseignements généraux et/ou professionnels qu’il a suivis, a fait appel à une utilisation de la langue vivante étrangère ;
- soit d’une expérience professionnelle, tout particulièrement une expérience ayant fait appel à une utilisation de la langue vivante étrangère, que cette expérience ait été vécue en France ou dans le cadre d’une mobilité à l’étranger.
Pour son exposé, le candidat peut prendre appui sur un plan d’intervention ou des mots clés et aussi présenter à l’évaluateur un document de nature iconographique (photographie, schéma, croquis, reproduction d’œuvre d’art, etc.). Ce support visuel peut en effet être nécessaire à l’illustration, voire indispensable à la compréhension de son propos sur le travail, projet, produit ou service qu’il a réalisé ou sur l’expérience professionnelle qu’il a vécue.
Déroulement
L’évaluateur invite le candidat à s’exprimer. Ce dernier dispose de 3 minutes maximum pour prendre la parole en langue vivante étrangère. Au cours de cette phase d’expression en continu du candidat, l’évaluateur est uniquement en position d’écoute. Il laisse le candidat s’exprimer et veille à ne pas l’interrompre, quelles que soient ses éventuelles hésitations.
Déroulement
Cet échange oral commence par prendre appui sur l’exposé du candidat et comporte des questions, des demandes d’explications ou d’illustrations complémentaires. Au cours de cet entretien, le candidat doit faire preuve de son aptitude à s’exprimer et à communiquer spontanément.
Dans l’hypothèse où le candidat ne s’est pas ou très peu exprimé dans le cadre de la première partie de l’épreuve (expression orale en continu), l’évaluateur ouvre, élargit et, si besoin, multiplie les objets sur lesquels peut porter l’échange conversationnel attendu.
La note finale sur 20 points attribuée aux candidats au titre de l’épreuve obligatoire de langue vivante pour toutes les spécialités du certificat d’aptitude professionnelle comportant une unité obligatoire de LVE est calculée en additionnant les notes des trois parties de la première situation d’évaluation (situation A) et celles obtenues aux deux parties de la seconde situation d’évaluation (situation B).